• Cricri les bons tuyaux

     

    On ne parle pas assez des grands hommes qui font la richesse de notre douce France. Qu'a cela ne tienne, je vais vous présenter l'un d'entre eux, bien trop discret, (roulement de tambour ou clairon comme vous préférez, voire chant du coq pour les puristes), Christophe gabriel jean-marie jaquin de Margerie, PDG de Total. Appelez le cricri les bons tuyaux, il préfère. Lui qui n'a jamais voulu avoir cette image froide de misanthrope qui lui vient d'on ne sait où.

    Peut-être de son grand père Pierre Charles Taittinger, me direz vous, ce sémillant député qui fonda, en 1924, les jeunesses patriotes puis le parti nazional et sozial en 1935. En tout cas, ce ne peut pas être dû à l'affaire de l'Erika, ni à ses mises en examen pour des affaires de corruption en Iraq et en Iran. Oh que non.

    Sachez qu'en tant que PDG de multinationale, notre bon cricri ne pense qu'à: « L’information, le dialogue, la concertation formelle ou informelle favorisant les relations de bon voisinage entre ses sites et les populations locales. ». Total pratique une démarche « sociétale » et veille aux retombées de son activité sur la population... Ce n'est pas à Toulouse qu'on vous dira le contraire! Et encore moins en Birmanie.

    Total y exploite un gisement de gaz destiné à alimenter la Thaïlande depuis 1992. La multinationale reverse des centaines de millions de dollars chaque année à la junte militaire au pouvoir (celle qui a enfermé la prix Nobel de la paix Aung Sang Suu Kyi, alors qu'elle venait de remporter, avec son parti,le LND, les élections législatives). La firme a trouvé, dans cette dictature, un partenaire privilégié, qui a su mettre en place les techniques de management les plus avancées, comme le fameux : travaille plus vite ou je te fouette et, le désormais célèbre : qu'est ce que tu me parles de salaire je t'ai déjà laissé la vie sauve!

    C'est ainsi que, pour la construction du gazoduc (entre 1992 et 1998), les populations qui ont eu le mauvais goût d'habiter sur son tracé ont étés déplacées manu militari et mises au travail, notamment dans le domaine du déminage. Le chef de la sécurité du gazoduc raconte en 2003 que : « L’armée birmane forçait les villageois à marcher dans le corridor du gazoduc truffé de mines antipersonnels».

    Bel exemple de solution pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (et plus sûr que l'enfouissement de CO2!): Tuer du pauvre qui respire et pollue notre atmosphère, il fallait y penser!

     

    Allez, ne soyons pas ingrats et chantons en chœur en montant dans nos bagnoles :
    anything for you, hououou!!!

     

                                                                                                                                         ESCARE

     

    Pour plus d'infos :

    http://www.legrandsoir.info/article2950.html

    http://www.info-birmanie.org/


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